Ci-contre, exemple de gravure
Scrimshaw réalisée par notre artisan Jean-Michel Cayron
- prix Artisans et Métiers d’Art de l’an 2000
L’histoire du scrimshaw est
très ancienne. Elle prend sa source dans la culture des esquimaux.
Ils gravaient leurs dessins sur de l’os ou de l’ivoire
de mammifères marins (défense de morse et fanon de baleine)
ainsi que sur des bois de rennes. Ils incisaient la matière
avec une aiguille dure en os de poisson.
On pense que ces peuplades se sont inspirées de fresques rupestres
!
Au début du 19e siècle, ce sont les marins, surtout
les baleiniers, qui ont repris ce mode de sculpture comme passe-temps
afin d’occuper leurs longues soirées ou lorsque le vent
était tombé. Leur gravure sur dents de cachalot est
réalisée grâce à des aiguilles métalliques,
voire des alènes de voile ou des couteaux. C’est aussi
une façon de décorer les poires à poudre en corne
des mousquets ou des fusils à silex.
Les premiers marins connus comme utilisateurs seraient Bretons. Le
nom de Scrimshaw vient du celte « Chäm charch » qui
signifiait « travail inutile ». Par déformation
phonétique la langue anglaise a traduit par Scrimshaw.
De nos jours ce sont les manches de couteaux, les crosses de revolver et de pistolet, ou de simples incrustations qui s’embellissent de scrimshaw.
Le scrimshaw est une technique de gravure à l’aiguille. Cette technique ancestrale n’a que très peu changé.
Tout d’abord, le graveur a besoin d’une surface parfaitement
propre et lisse (le support est donc poncé avec un papier de
verre très fin puis poli).
Cette surface doit être d’une densité importante
pour résister au temps et aussi que l’encre ne se propage
et surtout pour effectuer des impacts précis, nets avec l’aiguille.
On privilégie l’os, mais surtout l’ivoire, l’ivoire
de mammouth fossile et les résines blanches comme le micarta
ou le synthétique. La corne s’y prête mal.
Au motif choisi par le client, Jean-Michel, notre graveur,
trace avec une pointe les contours du dessin que l’on recouvre
d’encre de chine indélébile. Il faut éponger
les bavures de surface et on laisse sécher. Avec un chiffon
humide, on essuie l’encre. Ne reste que les sillons incrustés
d’encre (autrefois on utilisait sur les bateaux de la poudre
noire).
Cette ébauche continue point par point pour donner à
votre motif la forme, les reliefs et les ombres désirés.
Au final, Jean-Michel couvre d’encre de Chine le dessin. Celle-ci
s’installe dans tous les cratères creusés et
nous donne le motif final.
Jean-Michel Cayron réalise ces scrimshaw dans nos ateliers sur des manches complets ou sous forme d’incrustations. Le résultat final est étonnant de réalisme.
Le scrimshaw apporte :
- une touche prestigieuse qui en fait un objet de collection (sa réalisation artistique)
- et une touche de pièce unique (le cachet du dessin original).
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